Sadiq Khan veut plafonner les robotaxis à Londres, où Freenow teste 24 voitures de Baidu à Brent
Le maire de Londres estime que la ville doit pouvoir limiter le nombre de robotaxis avant un déploiement massif, alors que Freenow by Lyft teste environ 24 véhicules Apollo Go de Baidu à Brent. Dans le cadre national, TfL ne peut qu'accepter ou refuser : le plafond reste une demande de lobbying.
Le maire de Londres, Sadiq Khan, réclame un plafond pour le nombre de robotaxis dans les rues de la ville, a rapporté The Guardian le 1er novembre, alors que le gouvernement britannique s'apprête à autoriser des véhicules entièrement sans conducteur dans la capitale. « Nous faisons pression sur le gouvernement pour que TfL, pour que Londres, ait plus de pouvoirs qu'aujourd'hui sur des sujets comme les véhicules automatisés », a-t-il déclaré, avant d'énumérer les questions qu'il veut voir tranchées d'abord : qualité de l'air, congestion et gagne-pain des chauffeurs de VTC et de black cabs.
Khan demande un pouvoir que Londres n'a pas. Selon les règles actuelles pour les véhicules entièrement autonomes, TfL peut seulement accepter ou refuser leur utilisation dans la ville ; elle ne peut ni délivrer de licences aux services de robotaxi ni les gérer. Les opérateurs se calent donc sur le cadre national, et le bilan de Khan sur cette même demande est maigre. « Pour l'instant, il n'y a pas de plafond pour le nombre de VTC ni de taxis, a-t-il dit. Nous avons aussi demandé ces pouvoirs. »
Les voitures Baidu de Freenow roulent déjà à Brent
Khan s'est exprimé après que Freenow by Lyft, concurrent d'Uber, a dévoilé les robotaxis chinois qu'il teste à Londres : environ 24 véhicules Apollo Go de Baidu dans le quartier de Brent. Freenow espère les lancer sans conducteur dès l'an prochain dans le cadre du régime national de licences. Danny O'Gorman, son directeur général pour le Royaume-Uni et l'Irlande, y voit « une excellente nouvelle pour vraiment investir sur le marché », mais la façon dont le service sera réglementé une fois lancé « reste à régler ». Beaucoup de trajets d'essai exigent encore une intervention humaine, et les travaux de voirie posent problème aux voitures, a constaté The Guardian.
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Uber propose depuis septembre des trajets limités dans des voitures de Wayve, avec un conducteur de sécurité à l'avant et sous licence de TfL, et Waymo mise aussi sur Londres. Des syndicats de chauffeurs ont manifesté devant les sièges londoniens de Wayve et de Waymo ces dernières semaines, et une commission de l'Assemblée de Londres a demandé le mois dernier que TfL puisse délivrer des permis et plafonner le nombre de véhicules quand la réglementation complète entrera en vigueur en 2027. « Londres n'est pas San Francisco, a dit Khan. Nous sommes une ville de près de 10 millions d'habitants, de 400 villages, aux rues étroites. »
Freenow propose aux chauffeurs une place dans le système. Selon O'Gorman, une bonne partie des taxis remplacés pourrait travailler à la téléopération et à l'entretien dans le dépôt dédié aux véhicules autonomes que l'entreprise promet de construire au Royaume-Uni. Il juge que les robotaxis mettront longtemps à menacer les black cabs, dont les vrais problèmes sont le prix des véhicules et le vieillissement de la profession : deux tiers des chauffeurs ont plus de 50 ans et partent à la retraite.
Les autres conducteurs londoniens sont un test à eux seuls. « On se fait beaucoup klaxonner quand on respecte la limitation de vitesse », a dit O'Gorman.
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